Mon premier projet solaire certifié : le parcours du combattant
Je m'appelle Éric, je viens de la chaîne VR en électrique. L'énergie, c'est pas juste un sujet pour moi. C'est ce qui me réveille le matin. C'est pour ça que quand j'ai vu passer les nouvelles subventions LogisVert chez Hydro, j'ai pas hésité. J'ai foncé.
Mais je te le dis direct : ce qui semble simple en apparence est un parcours du combattant. Et dans cet article, je te raconte chaque étape, les embûches, les coups de téléphone, et ce que j'ai appris sur le chemin.
Avant : un système solaire que je pouvais pas utiliser
J'ai déjà eu des panneaux solaires. 24 panneaux, 11 kW. Le genre de projet qui semble énorme, hein. Sauf qu'il n'était pas certifié Hydro. Donc je produisais de l'électricité, oui, mais je pouvais pas injecter au réseau. L'excédent, c'était perdu. C'était frustrant.
Avant, il était possible d'ajouter du solaire. Mais il fallait des appareils certifiés pour injecter dans le réseau. C'était accessible, mais c'était compliqué à trouver. Et moi, j'aime comprendre comment tout marche. Donc je voulais pas juste mettre des panneaux sur mon toit — je voulais un système qui est conforme, qui peut injecter.
Ce qui a changé : LogisVert, 1000 $ par kW
Ce qui change maintenant, c'est la subvention pure et simple. Hydro paie 1 000 $ par kWc de solaire, jusqu'à 40 % de la valeur totale du projet. C'est pas un montant négligeable. Et pour quelqu'un qui veut passer à l'action, c'est le déclic.
Le panel Hydro : j'étais pas seul à vouloir ça
C'est pas parce que je suis « privilégié » que j'ai su avant les autres. Je suis simplement dans un panel de sondages Hydro. Et depuis des mois, les questions tournaient autour du solaire. Je voyais venir. J'avais très hâte.
Du coup, j'ai commencé à chercher. Fournisseur, schémas, soumissions, conseils. J'ai passé beaucoup de temps là-dessus. L'électronique, c'est ma langue maternelle, mais le solaire, c'était différent. Y a des règles que je connais pas.
Le permis : première frayeur
Sans permis, pas de projet. Évident. Sauf que j'ai appris la leçon sur le chemin.
J'ai déposé ma demande avec toutes les données techniques sur le projet. Et là, boum. Les règlements de ma ville disaient que les panneaux ne devaient pas être visibles depuis la rue, sauf s'ils étaient juste en arrière. Ce qui, avouons-le, veut pas dire grand-chose.
Alors j'ai appelé la ville. Puis encore. Et encore.
Leur expliquer que le Québec, c'est pas en reste sur le solaire. Qu'on avait le potentiel, la volonté, et qu'il était temps que notre ville se positionne comme pionnière au Québec. J'ai pris l'exemple du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard : partout il y a des panneaux solaires. Pourquoi pas nous ?
Pour informer ma communauté et les citoyens, j'ai fait une vidéo sur le projet. Je crois que ça a aidé. Après plusieurs semaines, j'ai reçu l'approbation. Urbaine, cette fois.
Installation et conformité : la partie technique
Permis en mains, je me suis tourné vers un maître électricien pour l'installation. C'est obligatoire. Pas de raccourci ici.
En parallèle, j'ai fait la demande MesuraNet à Hydro et j'ai reçu une approbation temporaire de raccordement. Tout était en ordre.
L'électricien a complété le formulaire de fin des travaux avec le rapport de conformité. Tout conforme, tout payé.
La demande LogisVert : la boucle infernale
C'est là que ça devient sérieux. J'ai déposé ma demande chez LogisVert. Attache ta tuque, parce que c'est là que tu vas recommencer en boucle jusqu'à satisfaction. Et il est possible que certains montants te soient refusés au premier passage.
Quelques conseils, tirés de mon expérience :
Aie des factures détaillées. Pas de factures approximatives. Chaque ligne doit être claire.
N'inclus PAS les batteries. Elles ne sont pas couvertes par ce programme. Si tu les mets sur ta facture, ça va tout compliquer.
Assure-toi que les panneaux sont bien identifiés (référence, puissance, quantité).
Sois patient. LogisVert prend son temps, et ils reviennent souvent avec des questions.
C'est un processus de validation, pas une formalité. Mais ça vaut le coup.
Pourquoi je fais ça
C'est pas juste pour moi. C'est pour la communauté.
Je bosse en ce moment sur une plateforme pour aider les Québécois à naviguer ce processus. Parce que si chaque personne qui s'intéresse au solaire doit réinventer la roue, on n'avance pas.
On partage nos étapes, nos erreurs, nos solutions. Pour que le prochain projet soit plus simple que le nôtre.
Éric Rousseau, VrenÉlectrique Chercheur d'énergie, passionné de van électrique et d'auto-production