LogisVert 2026, ce qui change pour l’autoproduction résidentielle
Le taux n’a pas bougé cette année. 1 000 $ par kilowatt installé, jusqu’à 40 % du coût d’achat et d’installation, et c’est le plus bas des deux montants qui est versé.
Sur un système de 8 kilowatts à 24 800 $, ça donne 8 000 $ du côté du taux et 9 920 $ du côté du plafond. C’est le 8 000 qui rentre dans vos poches.
Premier détail qui coûte cher. Le 40 % se calcule sur le coût avant taxes. Au Québec ça fait presque 15 % d’écart, fait que si vous prenez le chiffre au bas de votre soumission pour faire votre calcul, vous vous donnez une subvention que vous n’aurez pas.
Deuxième détail. Il n’y a pas que la batterie qui sort du calcul. Le guide exclut l’équipement de stockage, oui, mais aussi les plans d’ingénierie, la réparation de toiture, et tout ce qui est couvert par une assurance ou une garantie. Sur une soumission clé en main, ça peut représenter plusieurs milliers de dollars qui ne comptent pas.
Demandez donc à votre fournisseur de ventiler sa soumission avant de signer. Panneaux et onduleur d’un bord, batterie et plans de l’autre. Ça évite les discussions plus tard.
Troisième point, et c’est celui qui élimine le plus de monde. Les condos ne sont pas admissibles à cette mesure. Ni les immeubles de 20 logements et plus. Ce qui passe, c’est la maison, le multiplex, et l’immeuble résidentiel de 19 logements ou moins. Si vous êtes en copropriété, la mesure Panneaux solaires ne s’applique pas à vous, même si d’autres mesures du programme le font.
Le remplacement d’un système photovoltaïque existant n’est pas admissible non plus, ni complet ni partiel. C’est une subvention pour installer, pas pour remettre à neuf.
Pour l’admissibilité de base, ça prend une habitation au Québec, habitable à l’année, avec un abonnement au service d’électricité. Les panneaux doivent être neufs, certifiés CSA 22.2 no 61730 et CSA 61215 ou l’équivalent, achetés au Québec, et installés à partir du 30 juin 2025.
L’installateur doit détenir la sous-catégorie RBQ 11.2 ou 13.5, et la 16 pour les travaux électriques. Un entrepreneur général avec une licence 1.2 ou 1.3 peut aussi faire exécuter les travaux par quelqu’un qui a les bonnes sous-catégories. Ça se vérifie en deux minutes au registre de la RBQ, et ça vaut la peine de le faire.
Le maître électricien n’est pas optionnel. C’est lui qui dépose la demande de raccordement finale, et sans l’autorisation officielle d’Hydro-Québec le dossier ne se rend nulle part.
Un délai à ne pas manquer. Vous avez neuf mois après la date d’installation pour déposer votre demande. Neuf mois, ça paraît long, mais entre les délais d’Hydro-Québec et le temps de ramasser les factures, les certificats et l’autorisation de raccordement, ça se raccourcit vite.
Une dernière affaire que peu de monde sait. Si vous regroupez au moins deux mesures LogisVert dans une même demande, thermopompe, isolation du toit, cuisinière à induction, Hydro-Québec ajoute 5 % au montant total. Il faut que les deux mesures soient admissibles pour y avoir droit.
Honnêtement, le plus gros risque dans un projet solaire au Québec, ce n’est pas le montant de la subvention. C’est le délai. On voit des dossiers se rendre au raccordement en huit mois et d’autres prendre quatorze mois, pour des installations comparables. La différence, c’est presque toujours un document qui manque et que personne ne réclame.
Ces chiffres viennent du guide de participation d’Hydro-Québec, version 1.10 du 15 septembre 2026. Les modalités changent sans préavis, fait que vérifiez sur logisvert.ca avant de déposer.